La visite est organisée par thèmes, ce qui a permis de regrouper les œuvres de diverses époques dans la même salle et de mieux apprécier l'évolution de l'artiste.

Au rez-de-chaussée, une salle évoque l'atelier de l'artiste avec son chevalet et sa palette ainsi que les objets qui lui servaient dans ses compositions ou qui faisaient partie de son décor familier. Un nu ("Le Reflet, 1973") et de grandes natures mortes ("La Nature Morte Espagnole, 1939" ou "L'Atelier des Baux au Paysage, 1976") complètent cet ensemble.

Le visiteur passe ensuite dans une salle consacrée à son œuvre gravée, lithographies et eaux fortes, avec un beau choix de tirages.

L'Escalier montre quelques-une des tapisseries tissées à Aubusson d'après ses cartons.

En arrivant au premier étage, une vitrine permet de voir quelques pièces de sa célèbre collection de chapeaux.

Une première salle réunit quelques œuvres de jeunesse réalisées dès le début des années 20.

La salle suivante est consacrée à l'Espagne où il séjourna plusieurs fois à partir de 1927. Des toiles comme "L'enterrement en Espagne, 1931", "La duègne et la fille, 1929", montrent bien l'influence qu'a eue sur lui la peinture espagnole. Deux autres toiles, "Le village de Dénia" et "Marbella", évoquent son voyage de 1955. D'autres œuvres sont réalisées lors de voyages plus récents comme le grand "Tage à Tolède, 1970" qui révèle son goût, souvent méconnu, pour les compositions d'envergure.

Une salle est bien sûr consacrée à la Provence et à la Camargue où il séjourna régulièrement à partir de 1945. Sa palette s'éclaircit à la lumière du Midi et une gamme de verts, jusqu'alors absente de ses paysages urbains, apparaît.

A partir de l'imposant "Sanglier endormi, 1959" se déroulent des paysages du "Village des Baux, 1963" ou de "Le champ d'amandiers, 1967 ", en passant par "L'allée de pins de Saint-Paul de-Mausole à Saint-Rémy, 1946" pour finir sur la "Manade de chevaux dans les marais, Camargue 1970".

En témoin de son époque, il était inspiré par son environnement proche. De son séjour dans l'Albigeois, il ramena le splendide "Tarn rouge à Albi, 1938". "La rixe, 1929" figure l'ambiance des cabarets espagnols de cette époque. "La rue de l'harmonie, Paris, 1929" évoque le quartier de abattoirs de Vaugirard aujourd'hui disparus. A la suite de son voyage à Moscou il réalisa "La basilique St-Basile à Moscou, 1974" , le plus russe des monuments.

La visite se poursuit par la salle italienne. Yves Brayer séjourna à Rome de 1930 à 1934 après avoir obtenu le Prix de Rome. Il fut très impressionné par l'atmosphère romaine et les fastes du Vatican. Son travail se partagea entre des compositions comme "Les Séminaristes Allemands, 1932" ou "En Wagon, 1933" et des témoignages de la vie quotidienne tels que "La promenade Villa Borghese, 1932" ou "Le départ du Palio, 1932". On peut déjà prévoir sa future attirance pour les paysages par la façon libre dont il traite les architectures : "L'escalier du Capitole, 1934".

Dans une petite salle, quelques œuvres rappellent son voyage au Maroc en 1928 ("La Fantasia"). Des copies sur panneaux de bois qu'il réalisa au Musée du Prado d'après Le Greco marquent sa première rencontre avec la peinture espagnole en 1927.

La visite se poursuit au second étage par un hommage à la tauromachie avec des oeuvres anciennes comme "Le taureau renversant un picador, 1927" jusqu'aux "Arènes d'Arles, 1957". Des dessins réalisés sur place pendant les corridas complètent cet ensemble.

Yves Brayer voyagea beaucoup dans les pays méditerranéens. Plus tard il alla en Égypte, au Mexique, en Grèce, aux États-Unis, au Portugal, aux Canaries, en Russie, au Japon, etc... La salle présente les aquarelles qu'il réalisait sur place avec une grande maîtrise. On retrouve "La mosquée, Iran, 1967", la "Via Appia à Rome, 1970", les "Arcades à Cholula, Mexique, 1963", le "Lever de soleil sur San Giorgio, Venise, 1970".

La dernière salle est consacrée à ses aquarelles de Provence et de Camargue qui devinrent ses lieux de prédilection. "Les amandiers en fleurs aux Baux, 1980", "Les cerisiers en fleurs à Oppède, 1982", "La haie de vieux cyprès aux Baux, 1982", "la manade de chevaux en Camargue, 1960" , figurent parmi les paysages les plus connus de cet artiste.

 

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