Moissons en Castille, 1964, huile sur toile 97x130 cm Moissons en Castille, 1964, huile sur toile 97x130 cm

Autour de Yves Brayer

Exposition temporaire

GALERIE 26 : YVES BRAYER et l'Espagne

11 octobre > 11 novembre 2018

« Si ce mot de vérité a un sens dans l’art, je hasarderai que la vision qu’a Brayer de l’Espagne est Vraie »
                                                                                                                           Henry de Montherlant

Yves Brayer a entretenu des liens étroits avec l’Espagne qu’il découvre en 1927 à la suite d’une bourse de voyage de l’Etat. Il y fera plusieurs séjours, dont le dernier en 1980 en compagnie de son fils Olivier.
Pendant deux mois le lauréat sillonne la Castille et prend l’habitude d’exécuter des pochades sur nature, à l’encre de Chine, à la plume ou en lavis. Il a surtout la révélation de la peinture espagnole dont il réalise au Prado quelques copies sur de petits panneaux de contreplaqué (Greco, Goya) qui alimenteront ultérieurement des compositions dramatiques, prémonitoires des années sombres à venir.  Cet ancien cavalier qui a choisi la peinture, est ébloui par la rudesse de la terre ibérique, par son silence comme par l’animation des rues avec ses figures pittoresques,  des scènes de corridas transcrites dans un agencement juste et élégant. Ses croquis rapides témoignent d’une quête de vérité qui ne le quittera jamais. Sa palette privilégie des terres, des ocres rouge et jaune, des noirs pour traduire l’austérité d’une Espagne dont Brayer partage avec Henry de Montherlant, qu’il connaît depuis 1943, la part ombre et soleil du destin.
Lorsque Brayer retourne en Espagne l’été 1948, le peintre est en pleine possession de ses moyens picturaux. Au contact récent des Alpilles il a renoué avec un classicisme comme seule la nature  peut en donner des exemples – beauté dans l’exactitude de la ligne, superpositions de plans, lumière, contrastes, équilibre,  – avec des qualités de mesure et d’intensité. C’est avec la maîtrise et la maturité qui caractériseront désormais son œuvre qu’il représente des vues d’Avila, de Tolède autant que de l’Escorial. Ses qualités de dessinateur se complètent de celles d’un coloriste qui commence à utiliser l’aquarelle dont la légèreté se sous-tend de la construction plastique. 
Architectures, palais et églises, ruelles d’un village, hommes et femmes, paysages, sollicitent son regard avide de servir sa main et sa pensée pour une confrontation avec son sujet dont il s’attache à décrire un détail inattendu, ou encore à relever une couleur qui infuse avec autorité une atmosphère particulière dans les perspectives urbaines ou rurales.  Il recourt aux tons purs et vifs enrichis de nuances pour exprimer l’unité  d’une clarté toute enveloppante. Œuvres pensées et réalisées comme des œuvres à part entière  elles lui servent aussi de modello repris à l’atelier. Ce plaisir du dessin et de la couleur exercé sur le motif accompagne Brayer qui le renouvelle où qu’il se trouve.
Il revient en Espagne en 1952 où il séjourne en Catalogne : Cadaquès et Sitges. En 1955 un long périple le conduit de Madrid à Grenade jusqu’à Séville avec un retour par Salamanque.
Contraste saisonnier en 1962 où Brayer passe l’hiver en Castille. Il voit Tolède et Avila sous la neige, puis descend vers le sud, à Salobrena et Almunecar, Cordoue et Séville de nouveau. Les œuvres qu’il rapporte sont exposées lors d’une rétrospective au Musée des beaux-arts de Bordeaux et au Musée municipal de Madrid. En 1964, le pèlerinage de Saint-Jacques Compostelle est un autre moment fort d’un pays qui l’a inspiré aussi pour accompagner des textes de Maurice Barrès, Blaise Cendrars, Francis Carco, et imaginer et réaliser des décors et costumes de théâtre, de ballet, pour un répertoire hispanique, tout particulièrement pour Manuel de Falla.

Lydia Harambourg
Correspondant de l’Institut Académie des Beaux-Arts

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Galerie 26
26, place des Vosges - 75003 PARIS

Tel . : 01 40 27 00 9001 40 27 00 90  / 00 94 - Fax : 01 40 27 90 56
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Au Musée Yves Brayer des Baux de Provence

Exposition temporaire

Paul SIGNAC - Lumière du Midi

19 mai > 27 septembre 2018

 

Très jeune Signac se tourne vers la peinture inspiré par Claude Monet. Membre fondateur du Salon des Artistes Indépendants en 1884, il devient, avec Georges Seurat, l’inventeur du pointillisme et du néo-impressionnisme.

A la mort de Seurat en 1891, il s’installe à Saint-Tropez et découvre l’aquarelle qui lui permet de se déplacer plus librement et de conserver une plus grande spontanéité. Avec cette technique il n’utilise plus le pointillisme mais reste fidèle au néo-impressionnisme en conservant le contraste et la pureté des tons.

A partir de 1904, Saint-Tropez devient le point de ralliement des néo-impressionnistes mais aussi des fauves. Son influence sur la peinture du XXème siècle fut considérable.

Au début du siècle, il voyage en France et à l’étranger puis, en 1929, réalise en 3 ans la série d’aquarelles des "Ports de France".

Cette exposition réunit une trentaine d’aquarelles et de lavis de sujets du Midi provenant de grands Musées (Musée d’Orsay, l’Annonciade-Musée de Saint-Tropez, Musée Cantini et Musée de Grenoble) et de collections privées, dont certains n’ont jamais été montrés. La technique     du     dessin   et   surtout   de l’aquarelle exige une grande maîtrise et n’autorise aucun repentir car aucune correction n’est possible. Le visiteur se trouve ainsi au plus près du talent et de l’instinct de l’artiste.

 

Pour tout renseignement ou documentation, Tél : 01 46 33 41 18, Email : obrayer@noos.fr

 

Paul Signac à la barre de l'Olympia vers 1895, © Archives Signac, Paris Paul Signac à la barre de l'Olympia vers 1895, © Archives Signac, Paris